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Micka Mawem : l’escalade, une affaire de famille

Avec son frère Bassa, Micka Mawem est le premier athlète français de l’histoire de l’escalade à partir aux Jeux Olympiques l’été prochain. Pour lui, comme pour son frère, la grimpe est une affaire de famille. Avec un rêve que partageaient les deux frangins depuis les premiers mouvements sur un mur : se qualifier ensemble pour les JO.

Comment as-tu commencé l'escalade ?
C'est très simple, c'est mon grand frère Bassa (également qualifié pour les JO de Tokyo l'année prochaine, ndlr) qui s'est mis à grimper quand j'avais 11 ans et j'ai tout de suite voulu l'imiter. J'ai adoré découvrir ce sport avec lui, je l'admirais beaucoup !

Qu'est-ce qui vous a séduit dans l'escalade ?
C'est d'abord l'esprit de la grimpe qui nous a séduit, mon frère et moi : c'est un sport individuel que tu ne peux pas pratiquer seul, car il faut toujours quelqu'un pour t'assurer. C'est un sport très « famille » où il faut avoir confiance en l'autre. Ce sont des valeurs dans lesquelles nous nous sommes retrouvés. Puis l'escalade en tant que telle, ce défi de monter toujours plus haut, de bouger au-dessus du vide, de s'accrocher partout. On est un peu des « casse-cou », ça nous a pas mal stimulé.

Partir aux JO avec ton frère, qu'est-ce que cela signifie pour toi ?
Bassa et moi, nous sommes les deux premiers Français de l'histoire de l'escalade qualifiés aux Jeux Olympiques. Cette qualification, c'est une belle histoire de famille : notre histoire. Il n'y avait que deux places et beaucoup de prétendants. Cela a été très dur, mais nous les avons prises. Alors, aller à Tokyo, la plus grande compétition de l'histoire de notre sport, ensemble, c'est juste fantastique.

Que vont apporter les JO à l'escalade ?
Cela va apporter beaucoup à notre sport : cela va le populariser et montrer aux gens que l'escalade est un sport avec des athlètes de haut niveau et qu'il y a des compétitions d'exception comme au basket ou au hand par exemple. Cela va faire grandir la communauté des grimpeurs ! Pour les athlètes, cela va permettre de se professionnaliser encore plus car, aujourd'hui, il est très difficile de vivre de l'escalade en France. Même moi, je pourrais dire que je suis professionnel de mon sport, mais je travaille encore beaucoup d'heures à côté de mon entraînement pour pouvoir en vivre.

Quelques conseils pour ceux qui veulent débuter ?
Rejoignez un club FFME ou prenez un abonnement dans une salle. Grimpez deux à trois par semaine pour progresser, demandez des conseils, apprenez avec des plus expérimentés que vous. Puis, suivez-nous sur les réseaux sociaux @lesfrèresmawem, on donne plein d'astuces. Mais surtout pratiquez : il n'y a pas de secret, ce n'est qu'en grimpant que vous allez progresser.

L'escalade olympique en quelques chiffres :
- 2020 : c'est l'année de la première apparition de l'escalade aux JO, repoussée d'un an à cause de la COVID-19.
- 3 épreuves : les athlètes olympiques passeront tour à tour dans les trois disciplines de l'escalade : la vitesse, le bloc et la difficulté.
- 20 grimpeurs (-euses) : en 2021, 20 grimpeuses et 20 grimpeurs se disputeront la première médaille d'or olympique de l'histoire de l'escalade.
- 5 secondes 47 centièmes : c'est le record du monde d'escalade de vitesse établi en 2017 par Reza Alipourshenazandifar sur la « voie du record » haute de 15 mètres.